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Vibration (45)
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Radio d'Orléans créée en 1982 par deux étudiants, Jean-Eric Valli et Bruno Amalou. C'est une radio associative étudiante, qui vit avec peu de moyens.

On prête souvent l'origine du nom "Vibration" aux problèmes techniques rencontrés par la radio à ses débuts. Selon des proches de Bruno Amalou ce nom aurait en fait été trouvé dans une documentation sur les machines à laver où il était précisé que les vibrations avaient été notablement diminuées au cours des années ! Cette même source nous précise que le nom de Vibration devait être à l'origine WFM.

En 1985, Vibration devient une radio commerciale privée, puis un réseau à partir de 1986. Elle se développe progressivement dans toute la région Centre, puis dans les régions voisines par la suite. Elle connaît alors un grand succès dans sa zone de diffusion.

En 2009, Vibration ouvre sa 31ème fréquence dans l'Yonne à Auxerre sur 106,6 MHz avec 300W.

Le PDG de Vibration, Jean-Éric Valli, est également le président-fondateur du GIE Les Indépendants, la régie publicitaire nationale de la plupart des radios locales et régionales privées en France. Ce groupement, créé en 1991, avait alors pour but de contrer l'arrivée massive des réseaux sur le marché de la publicité locale (décrochages locaux) qui souvent asséchait le marché publicitaire local, parfois au moyen de méthodes aggressives de dumping (vente à pertes) jusqu'à la disparition des derniers indépendants. Le double objectif était donc 1) d'élargir la source de revenus des radios locales 2) et ce en empiétant sur les marchés des réseaux nationaux. Une façon en quelque sorte de leur rendre la pareille...

Le groupe Start, propriétaire de Vibration, s'est considérablement agrandi au cours des années 1990 et 2000, ayant des intérêts capitalistiques voire la propriété totale de nombreuses radios et réseaux régionaux parmi lesquels Forum, Ado, Latina, BlackBox, Wit FM, Sud Radio. Se présentant à travers le GIE comme le grand défenseur des programmes locaux Jean-Eric Valli oublie souvent de souligner que dans son propre groupe les radios locales qu'il a acquises, parfois au prix fort, sont souvent vidées de leur contenu original et profondément remaniées, et ce à la manière forte. Rapidement, la plupart des radios sont reformatées sur le plan musical avec les méthodes marketing savamment concoctées depuis Orléans (notamment au moyen d'enquêtes téléphoniques). Au niveau des contenus les programmes d'intérêt local sont pauvres voire inexistants. Les animateurs oeuvrent rarement en direct et de nombreuses interventions sont même préenregistrées depuis le siège à Orléans ou Paris puis diffusées automatiquement par ordinateur (voice-track). Certaines voix se retrouvent d'ailleurs sur plusieurs radios du groupe... Notons que ces méthodes se sont depuis largement étendues à de nombreuses radios de région, posant les questions de savoir jusqu'où la radio, média de direct par excellence,  peut s'automatiser et de ce qu'est une radio locale aujourd'hui.

Cet appétit grandissant en acquisitions, parfois freiné par le régulateur (abandon sur injonction du CSA de Sun FM à Lyon, 13 FM à Marseille, Arc en Ciel à Fontainebleau), conduit cependant le groupe dans une impasse financière à la fin des années 2000 : alors que les recettes historiques des radios musicales de type "juke bok" se trouvent remises en cause par la concurrence de l'internet et des balladeurs numériques et que Start a procédé à de coûteuses acquisitions (notamment Sud Radio), le Tribunal d'Orléans met en place en 2009 une procédure de sauvegarde du groupe radiophonique orléannais afin d'épurer le passif de ses sociétés.

En parallèle a ces difficultés financières le groupe se voit reprocher par certains adhérents du GIE Les Indépendants une main-mise trop importante sur la régie publicitaire nationales des radios indépendantes, à la défaveur des plus petites radios.

En pleine tourmente et avec des audiences orientées à la baisse Vibration se sépare également en janvier 2008 de son directeur des programmes historiques, le charismatique Bruno Witek, qui a depuis monté une boite de conseil sur la programmation radio. Chez Start on lui devait notamment la mise en place de quelques formats forts et bien identifiés : Top 40 (Vibration, Wit FM), musique urbaine (Ado, Black Box, Sun FM), musiques latines (Latina).



Merci à Chante FM, Véronique et Olivier

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