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Radio Virginie - Normandie FM (61)
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Ville : Flers
Début : 1981
Fin : 1994



Radio créée à Flers le 17 septembre 1981 sur 104 MHz.

Son fondateur est Guy RIGAL dit Pat RIGAL.
Radio Virginie porte le nom de la fille ainée de Guy RIGAL: Virginie.

Elle est gérée par l'ADIC - Association pour le Développement de l'Information et de la Communication

Elle est autorisée par la Haute Autorité le 19 avril 1983 sur 99.1 MHz (100 W) (décision n° 61-01).
Ses studios sont au 20 place Duhalde à Flers.

Guy RIGAL
 est directeur de la radio
Jo CALLEY est directeur des programmes
Carole PHILIPPE est directrice de l'information
Marie-Josée BAHUET est chargée des relations extérieures

Elle est gérée par l’A.D.I.C. : Association pour le Développement de l’Information et de la Communication ».

A ses débuts, un accord est conclu avec le journal local "L'Orne Combatante" pour la réalisation des journaux d'actualité.
Mais rapidement, Radio Virginie diffuse des mesages publicitaires et l'Orne Combatante y voit une concurence déloyale et cesse sa collaboration à la radio.

En 1987, elle quitte le 99.1 MHz et est autorisée sur 100.4 MHz.

En 1991,
elle se rapproche du réseau Normandie FM.

Le 26 juin 1991, le CSA lui attribue une fréquence à La Ferté Macé sur 99 MHz.

En 1993, Normandie FM rend les fréquences de Flers et de L'Aigle au CSA.

Le 25 octobre 1994, le CSA met en demeure Radio Virginie pour cause de non-émission sur sa fréquence 99 MHz à La Ferté-Macé.

Le 14 novembre 1994, Radio Virginie fait part au CSA par courrier de sa décision de renoncer à sa fréquence attribuée à La Ferté Macé. Celle-ci est abrogée le 29 novembre 1994 (décision n°94-626).

1er décembre 1994, Radio Virginie fait part au CSA par courrier de sa décision de renoncer à la fréquence qui lui a été attribuée à Flers. Par conséquent, le CSA abroge cette autorisation le 6 décembre 1994 (décision n°94-624).

A voir vidéo de Radio Virginie
www.youtube.com/watch

Témoignage de Guy RIGAL dit "Pat RIGAL" le 1er juillet 2025 :
"J’apporte quelques réponses rapides, en attendant de finaliser un grand « PDF » détaillé, avec des photos et aussi des documents qui confirment mes dires, sur l’Histoire de RADIO VIRGINIE.

Comment est venue l’idée… ?
Dès mon adolescence j’ai été passionné par la radio, la « sono » , la photo, la presse. Côté « radio » : d’abord « Cibiste » , puis j’ai obtenu mes licences de Radio Amateur (F6CJR) .
Parallèlement je faisais déjà des photos pour la presse, et ma discothèque personnelle était déjà d’une certaine ampleur. En septembre 1981 j’ai monté RADIO VIRGINIE (nom de ma fille), avec l’aide technique d’un autre RADIO AMATEUR : (Louis ALEXANDRE, F6DMN). 
Il faut dire « qu’avant » ; j’étais un grand amateur de sons (« sonos ») : je construisais mes amplis (à lampes) et mes enceintes. Pour tester mes « prouesses techniques » j’animais parfois des soirées dansantes.
J’avais aussi une discothèque personnelle très importante et du matériel « BF »  (tables de mixages, platines disques et k7, équaliseurs … etc…).
En 09/1981, il m’a suffi d’acquérir un émetteur FM (100 w) , d’y adjoindre un premier ampli (1000 w) et de bricoler des antennes.

L’objectif primordial : être « sérieux » ; être en tête de l’aventure FM en Basse-Normandie, avec de la musique, mais aussi, des émissions à thèmes et de l’information.
Dès les premières émissions, outre le volet musical et toutes les rubriques annexes du genre « jardinage », « le tiercé » les dédicaces, les jeux , rubriques médicale , les petites annonces, etc… etc…  Il y avait « les INFOS » .
Pour se faire, j’ai alors fait appel à l’hebdo local pour qu’il prenne en main les infos. Sur le terrain , j’accompagnais les journalistes « pour prendre du son -des interviews- » et réaliser des prises de vues. Mais… au fil du temps j’ai remarqué que le récit des journalistes de l’hebdo local (l’Orne Combattante) ne correspondait pas toujours à ce que j’avais vu, entendu, compris.

En un mot, les journalistes « professionnels », avec grande finesse, ne se privaient pas de faire passer discrètement, lors des infos, leurs préférences politiques. À la suite d’une prestation pour laquelle je n’étais pas d’accord avec les journalistes, il a été décidé que RADIO VIRGINIE prendrait en main SES propres infos.
Parallèlement le journal nous accusait « d’avoir des recettes publicitaires » , ce qui était « interdit » à l’époque… mais il fallait bien « vivre » malgré tout !
À noter que tous les investissements, tous les achats de matériel, comme les locaux, tout a été à mes frais et (surtout) ceux de mes parents.
Lorsque RADIO VIRGINIE a cessé d’émettre, aucun fournisseur n’a été lésé financièrement… ce qui n’est pas le cas pour beaucoup de RLP qui ont mis « la clef sous la porte » .
RADIO VIRGINIE a donc lancé des infos indépendantes, avec des adultes bénévoles locaux, sérieux. 
Une équipe de personnes cultivées, fines observatrices de la vie locale (qui avaient bien compris que la presse papier tenait « par la barbichette » les élus, les éventuels candidats et autres) .. la presse papier qui a osé, pendant un certain temps, d’imposer « des doubles conférences de presse ».

Une le jeudi pour l’hebdo qui paraissait le vendredi et une pour la radio le vendredi !
Comme si on allait rallumer l’incendie du jeudi ; le vendredi, pour la radio.
L’Équipe des infos, avec Carole PHILIPPE, Geo GALLET, Robert BURNEAU… pour ne citer que le noyau « dur » … merci à eux.
Nos infos, nos débats lors des élections, les comptes rendus (conseils municipaux et autres) ont très rapidement fait de l’ombre aux journalistes locaux (Orne Combattante et Ouest-France) : la « guerre » était déclarée : par exemple, ils ne pouvaient plus « repeindre » aussi facilement ce qu’avait (presque) dit telle personnalité, face à leurs « papiers ».
RADIO VIRGINIE a véritablement révolutionné les infos locales, d’où des pressions de toutes parts… du genre « si vous allez à RADIO VIRGINIE , pas une ligne dans mon journal » ; « si vous faites de la pub sur RADIO VIRGINIE , on ne parle plus de vous » etc… les exemples furent nombreux , d’autant que je veillais « au sérieux » , c’était la priorité. 

Les journalistes « cartés » ne supportaient pas que d’autres puissent « faire de l’info » … RADIO VIRGINIE aura été, avant l’heure, une sorte de réseau social indépendant, mais sérieux.

À noter qu’en dix ans d’infos, en tant que « rédacteur en chef » (c’est un grand titre !) je n’ai jamais eu à rectifier une info, encore moins une procédure.
J’étais « obsédé » par le sérieux, aux infos, comme pour les animateurs. De la tenue à l’antenne, pas de « blagues » du genre « Carbone 14 » .
Le matériel : « SFL » à l’époque. Rien de bien extraordinaire.
Par la suite nous avons monté en puissance (restant en mono pour davantage de confort audio et aussi de portée) et sur un point haut (environ 40 kW en « PAR* ») .
Sur le plan technique et économique, il était impératif de « couvrir » un potentiel de 100 000 auditeurs au minimum.
Dans ce coin de Normandie, la zone géographique est très vallonnée, c’est un handicap contre les ondes FM ; il nous fallait beaucoup de puissance.
Nous n’étions pas dans la « légalité » … comme toutes les RLP ! (NRJ étant l’exemple « type » ).
Puis est arrivé le plan de fréquences… pour couvrir 100 000 auditeurs il nous fallait 5 fréquences sur une bande FM pratiquement désertique en Basse-Normandie.
Le tout puissant  CSA n’a attribué que 2 fréquences… des personnes incompétentes, prétentieuses… un exemple ? : Flers est dans l’Orne, mais à 10 km à vol d’oiseau, nous avions besoin du  bassin de population de Condé sur Noireau qui est dans le Calvados…
Réponses du CSA : vous êtes dans l’Orne…  
Incompétents aussi sur le plan technique : lors « d’un contrôle » le « technicien » a confondu une harmonique avec un pont hertzien* !
Avec seulement 2 fréquences, le CSA nous a crucifié… par malice ?
Parce que RADIO VIRGINIE n’avait aucun soutien politique ?
Parce que la « bonne » » presse rédactionnelle a su agir ?
En tout cas ; fin de l’histoire…

Les perdants ?
De toute évidence, la population locale… fin des débats électoraux contradictoires avec les questions des auditeurs, les prises de positions des syndicats… etc…etc…
J’ai conservé les 10 ans d’infos (des centaines de K7 référencées) de débats qui parfois mettent en cause directement la presse papier ; le comparatif, pour des historiens pointus, indépendants, serait intéressant entre ce que telle personnalité a déclaré… et ce qui a été écrit !

À ce sujet, j’ai proposé de céder cette mémoire « des grandes voix » de F Mitterrand aux modestes conseillers municipaux, aux syndicalistes de tous bords…
Refus total des « archivistes » … ça n’intéresse personne. 
Idem pour le catalogue des photos, car à chaque interview, il y avait des photos… le fond photographique est déjà numérisé et référencé… dommage pour « l’histoire » de ce coin de Normandie inféodé aux médias « officiels » .
La « bonne » presse papier aura eu la peau de RADIO VIRGINIE.
* Les techniciens comprendront !

Prochainement sur mon site, toute l’histoire de Radio Virginie..."


Extrait
(Intervention - 1983)

Radio Virginie
(Jingle - )

Virginie FM
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1981
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